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James Gabriel lance Les dessous de Kanesatake
Ancien grand chef mohawk
James Gabriel lance Les dessous de Kanesatake

LCN

L'ex-grand chef mohawk, James Gabriel, lance son livre Les dessous de Kanesatake qui risque de faire couler beaucoup d'encre.

Le livre, publié aux éditions Les Intouchables, sera disponible en librairie dès demain.

Après que des vandales eurent incendié sa demeure de Kanesatake, le 12 janvier 2004, James Gabriel et sa famille ont vécu dans un hôtel de Laval pendant quelque temps. L'ancien grand chef affirme que cet incendie a causé d'importants traumatismes à sa famille.

James Gabriel avait été défait par Steven Bonspille aux élections de 2005 avant de déménager en Ontario où il vit encore aujourd'hui.

Il souhaite maintenant faire de la politique fédérale afin de «nettoyer la réserve indienne de Kanesatake de tous ses criminels», selon ses dires.


Le Journal de Montréal, lundi 14 janvier 2008

James Gabriel en politique?
par André Beauvais


Un livre pour James Gabriel et une intention de faire de la politique.
La prochaine bataille de James Gabriel pourrait se faire au niveau politique à Ottawa.

L'ancien Grand Chef mohawk de Kanesatake, qui a été chassé violemment de sa communauté quand sa maison a été incendiée par des émeutiers, le 12 janvier 2004, est fortement tenté par la politique fédérale.

C'est ce qu'il a indiqué en entrevue au Journal de Montréal.

«Ce serait là un bon moyen, et peut-être très efficace, pour nettoyer Kanesatake de tous ces criminels qui imposent encore leur loi à la communauté autochtone», a-t-il déclaré.

«J'ai toujours pensé qu'un gouvernement vraiment responsable a le devoir et même l'obligation de s'impliquer davantage pour faire respecter les lois et trouver des solutions au drame que vit la population autochtone de Kanesatake.

«La grande politique, dit-il, pourrait être mon nouveau défi. Mais avant d'entreprendre un nouveau chapitre de ma vie, il me faut en fermer un qui a été très douloureux pour ma conjointe et mes enfants», a expliqué l'ancien Grand Chef de Kanesatake, faisant allusion au livre qui sera publié demain et dans lequel il dénonce le crime organisé dans la communauté.

Il sait très bien que des «analystes» lui ont reproché «d'avoir agi en cow-boy pour rétablir l'ordre à Kanesatake, il y a trois ans, mais je garderai toujours la tête haute parce que j'ai vraiment affronté la criminalité locale et souvent sans l'appui des deux gouvernements», rappelle James Gabriel.

Le livre tant attendu qu'il lancera demain, Les dessous de Kanesatake (Édition Les Intouchables), «est une façon pour moi, poursuitil, de tourner la page sur les dramatiques événements de Kanesatake et de vivre en paix en Ontario avec ma famille».

Il rappelle au cours de l'entrevue que «la Sûreté du Québec se ferme toujours et encore les yeux sur la criminalité le long de la route 344 et dans les terres de Kanesatake».

James Gabriel ne croit plus en la «justice des hommes». «Surtout, précise-t-il, après l'incendie criminel de ma maison où un seul accusé a été reconnu coupable alors que trois suspects bien identifiés n'ont jamais été poursuivis.»

Intervention ratée

Lors de l'intervention ratée d'une équipe spéciale de cinquante policiers qu'il avait constituée «avec l'accord des deux gouvernements qui n'ont pas levé le petit doigt pour rétablir l'ordre quand ces policiers ont été pris en otages au poste de police».

James Gabriel en a gros sur le coeur mais il continue de faire confiance en l'avenir.

«Il y a des centaines de personnes qui vivent toujours dans la peur à Kanesatake. Les gouvernements devront agir un jour pour y faire régner la paix, sans quoi la menace de nouvelles crises sera toujours présente», de conclure James Gabriel.

DEMAIN: le livre de James Gabriel qui raconte la poudrière de Kanesatake.

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Le Journal de Montréal, lundi 14 janvier 2008

Silence radio
par André Beauvais


James Gabriel se montre accusateur à propos des émeutes de Kanesatake en janvier 2004.
Le livre accusateur de James Gabriel, lancé hier aux Éditions Les Intouchables, a provoqué un grand silence chez les hommes politiques et à la direction de la Sûreté du Québec.

Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, est resté muet à la suite des reproches que l'ancien Grand Chef de Kanesatake adresse au gouvernement Charest concernant les émeutes de janvier 2004 au cours desquelles des criminels ont brûlé sa maison.

L'attaché de presse du ministre, Philippe Archambault, a soutenu hier que le ministre ne commentait pas «le passé» de Kanesatake.

«Il préfère parler de l'avenir et de la création éventuelle d'un corps policier mohawk indépendant de la politique», a-t-il dit.

Il a rappelé que des discussions se déroulent au ministère de la Sécurité publique depuis deux ans en vue de la formation de ce corps policier.

L'adjoint parlementaire du ministre, le député de Chomedey, Guy Ouellette, un expert dans les dossiers criminels qui a déjà associé le nom des Hells Angels au contrôle de la drogue à Kanesatake, n'était «pas disponible» pour commenter le livre de James Gabriel, selon sa secrétaire.

La direction de la Sûreté du Québec s'est aussi abstenue de commenter les affirmations de l'ancien grand chef.

Bonspille n'est pas d'accord


STEVEN BONSPILLE
De vieilles histoires
Pour sa part, l'actuel grand chef de Kanesatake, Steven Bonspille, a déclaré au Journal de Montréal que le contenu de ce livre «ne représente que l'opinion de James Gabriel».

«Il déterre les vieilles histoires contre son cousin Robert Gabriel et dénonce sans raison la SQ, qui fait un bon travail à Kanesatake. Il m'attribue faussement le pouvoir de décider ou pas de l'intervention de la police dans les affaires de la communauté mais il se trompe sur toute la ligne», a commenté Steven Bonspille.

Le grand chef admet qu'il y a des choses à corriger dans sa communauté «comme il y en a dans toutes les villes et villages du Québec».

Il reconnaît que James Gabriel a le droit de vouloir vivre chez les siens et qu'il pourrait le faire «sans craindre ses adversaires», mais il avoue du même souffle qu'il y a encore des gens à Kanesatake «qui ne veulent plus le voir».

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Le Journal de Montréal, mardi 15 janvier 2008

Kanesatake
«Une véritable poudrière»
par André Beauvais


JAMES GABRIEL
Ex-grand chef
De l'avis de James Gabriel, Kanesatake est encore une «véritable poudrière». Bienvenue au royaume de la cigarette illégale, à 50 kilomètres au nord-ouest de Montréal.

Dans le livre qu'il lance aujourd'hui, l'ancien grand chef de la communauté mohawk déplore «l'inaction des gouvernements et de la Sûreté du Québec» face aux actions illégales qui semblent avoir libre cours à Kanesatake.

«Les jeunes qui participent, de près ou de loin, à la contrebande de cigarettes et autres trafics voient ces pratiques illégales comme des avenues d'autant plus tentantes qu'elles ne leur occasionnent aucun risque».

Cette affirmation pour le moins explosive, l'ancien grand chef de Kanesatake la signe dans un livre qui est publié aujourd'hui aux Éditions des Intouchables, Les Dessous de Kanesatake.

James Gabriel a préparé le récit des événements de Kanesatake depuis la crise d'Oka de 1990 dans la semi-clandestinité et en exil en Ontario, parce que sa tête a été mise à prix par les criminels.

Les dénonciations


Un livre choc
L'éditeur le décrit comme l'«Eliot Ness amérindien, l'incorruptible dont on semble être venu à bout».

Mais il n'épargne personne dans le rappel des faits.

S'il dénonce des «frères criminels» de Kanesatake, il nous fait autant savourer «sa» vérité à propos des policiers de la Sûreté du Québec et des principaux acteurs des deux gouvernements dans les malheurs de la majorité silencieuse de Kanesatake. Le lecteur non initié aux crises de Kanesatake aura peine à imaginer que les propos de James Gabriel ne sont qu'un pâle reflet de la réalité.

La situation est tellement tordue à Kanesatake que James Gabriel donne un exemple frappant pour démontrer «la peur» des politiciens et de la police.

Il rapporte que les voyous ont tellement pris le contrôle de la situation que même la puissante société Hydro- Québec se ferme la trappe.

L'ancien grand chef écrit que «les employés de cette entreprise n'osent pas s'aventurer dans ce qu'ils considèrent comme un no man's land et n'exercent donc aucun contrôle de la consommation d'électricité».

L'histoire racontée dans ce livre n'est pas une invention ni une fabulation.

C'est pourquoi James Gabriel propose de réunir autour d'une même table tous les acteurs de ce «drame horrible» et de créer une commission élargie «pour redonner une dignité à Kanesatake».

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VIDÉOS

Émission Gauthier à TQS le mardi 15 janvier 2008
Publication du livre de James Gabriel
PARTIE 1 - PARTIE 2
 

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