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La vente de l'église Fatima compromise
Le Quotidien, mardi 13 juin 2006

Une polémique entourant Guillaume Carle compromettrait la vente de l'église Fatima

Stéphane Bégin
Le Quotidien
Jonquière


Sans dire que la vente de l'église Notre-Dame de Fatima à la Coopérative de solidarité économique et sociale Kitchisaga se trouve en péril, rien ne dit non plus qu'elle va se réaliser très facilement.

Depuis la parution des nouvelles voulant que l'église, en forme de tipi, passe aux mains des communautés autochtones hors réserve du Québec, les commentaires affluent de toutes parts concernant le passé du Grand Chef, Guillaume Carle. Un Grand Chef et un sage qui ne cesse de semer la controverse un peu partout au Québec.

Avant que les papiers ne soient signés devant le notaire, le bureau de l'évêché de Chicoutimi devra entériner la vente de l'église de l'arrondissement de Jonquière, fermée depuis l'automne 2004.

En fait, les membres du conseil économique de l'évêché seront appelés à se prononcer sur cette transaction dans les jours à venir et il se pourrait même que les membres du comité presbytéral aient aussi à donner leur aval au projet.

"Dans un premier temps, monseigneur André Rivest verra à approuver la transaction, si tout a été fait dans le respect des procédures.

"Par contre, je ne cache pas que certaines vérifications doivent être faites avant d'approuver ou de rejeter la transaction", explique l'abbé Jacques Bouchard, responsable des communications à l'évêché de Chicoutimi.

On sait que l'église Notre-Dame de Fatima a été vendue au coût de 450 000 $ à la Coopérative de solidarité économique et sociale Kitchisaga, qui est une création de la Confédération des peuples autochtones du Québec.

Au moment de la signature officielle des documents, une somme de 50 000 $ comptant doit être remise à l'évêché. Par la suite, un montant de 40 000 $ annuellement sera versée durant 10 ans.

"Nous sommes au courant de la chicane qui existe entre la confédération et l'Alliance autochtone du Québec. Il est certain qu'un groupe peut essayer de faire passer diverses informations négatives sur l'autre groupe. Surtout que l'acquisition de cette église se veut un très bon coup de la part de la coopérative et de la confédération.

"De notre côté, si le montant de 50 000 $ n'est pas versé au moment de la transaction, celle-ci ne pourra se faire tout simplement", de noter l'abbé Yves Gagnon, qui a mené une bonne partie des négociations pour la vente de l'église.

Scission

La Confédération des peuples autochtones du Québec est née de la scission au sein de l'Alliance autochtone du Québec. Guillaume Carle a lancé son propre groupe à la suite de sa défaite à l'élection du Grand Chef de l'Alliance.

En fait depuis l'été 2005, il existe un véritable froid entre le Grand Chef de l'Alliance autochtone du Québec, Carl Dubé et l'ancien dirigeant Guillaume Carle.

Le litige de l'élection du mois d'août a même été porté devant la justice. On a même indiqué à Guillaume Carle de quitter le quartier général de l'Alliance autochtone du Québec en attendant qu'une décision finale ne soit rendue.

Si le 27 août dernier, l'Alliance prétendait toujours que Carle était leur Grand Chef, les partisans et dirigeants de la corporation Waskahegen ne voulaient rien savoir de lui et prétendaient plutôt que Carl Dubé devait être à leur tête.

Malgré de nombreuses tentatives, il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires du Grand Chef Carle, qui ne sera disponible qu'aujoud'hui pour commenter, ni ceux du président de la coopérative, Serge Lavoie.


Le Quotidien, jeudi 15 juin 2006

MODE DE PAIEMENT À RENÉGOCIER
La vente de l'église Fatima remise en cause

Stéphane Bégin
Le Quotidien
Jonquière


"Si les choses ne changent pas, il existe 99,5 pour cent de chances que nous ne poursuivions pas notre projet d'implanter notre siège social au coeur de l'église Notre-Dame de Fatima."

Président de la Coopérative de solidarité économique et sociale Kitchisaga, Serge Lavoie est de plus en plus désabusé de la tournure des événements dans son projet de se porter acquéreur de l'église en forme de tipi, située sur le territoire de Jonquière.

On sait que la fabrique Saint-Mathias, dirigée par l'abbé Yves Gagnon et la coopérative se sont entendues la semaine dernière pour la vente de l'église au coût de 450 000 $. Un montant de 50 000 $ comptant doit être versé au moment de la signature chez le notaire. La balance de l'argent doit être versée sur une période de 10 ans, à raison de 40 000 $ annuellement. Il s'agirait-là d'un élément accrocheur dans la négociation.

"En plus, avec tout ce que nous avons entendu depuis quelques jours, les propos racistes notamment, nous n'avons plus l'intention d'implanter notre siège social à Fatima.

"Nous ne voulons pas amener notre groupe dans une communauté qui ne veut pas de nous. Ce que l'on voulait, c'était de créer un projet rassembleur, de faire en sorte de rapprocher les peuples", explique Serge Lavoie.

Ça bloque

Si le projet de la coopérative et de la Confédération des peuples autochtones du Québec (CPAC) bat de l'aile, ce n'est pas uniquement en raison de tout ce qui s'est dit et écrit au sujet de Guillaume Carle, le Grand Chef et sage de la CPAC.

En fait, les membres des affaires économiques de l'Évêché de Chicoutimi ont analysé, mardi soir, l'offre de la coopérative. Ils ont demandé que certains points soient renégociés avant d'aller de l'avant.

Une volte-face qui aurait irrité les dirigeants de la Coopérative de solidarité économique et sociale Kitchisaga.

«Pour nous, il s'agit d'un point majeur. Je dois réévaluer tout le dossier et je vais devoir en discuter avec les membres de la coopérative. Quelques-uns de nos membres sont désabusés de la situation.

«En ce qui concerne l'évêché, nous leur avons fait une proposition intéressante. À 450 000 $, nous croyons que c'est très bien payé pour une église. L'usage que nous voulons en faire est conforme à ce que l'évêché veut. Mais nous avons proposé un mode de paiement qui ferait en sorte que l'église nous donnerait un petit coup de main mais ça ne semble pas acceptable», de dire Serge Lavoie.

Celui-ci n'a pas voulu s'avancer davantage sur la contre-proposition de l'évêché, mais ne cache pas que le milieu religieux semble avoir perdu confiance envers la coopérative et remettrait en question le mode de paiement.

Du côté de l'abbé Yves Gagnon, il ne cache pas qu'il doit renégocier certains points avec le président de la coopérative, mais ne croit pas que cela va nuire à la transaction finale.

«J'attend une réponse de M. Lavoie et dès que nous l'obtiendrons, je vais communiquer à nouveau avec l'évêché pour que la décision finale soit rendue dans les plus brefs délais. Ça peut encore se faire d'ici la fin du mois de juin», de dire l'abbé Gagnon.
 

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