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LA CRISE D’OKA - 11 JUILLET 1990 - 2005

Quinzième anniversaire de l’assaut par la Sûreté du Québec et des levées des barricades à Kanesatake.


Le Gouvernement du Québec avait ordonné que toute nourriture soit interdite de rentrer sur le territoire de Kanesatake afin que la population civile serve à la gestion de la Crise. Ignoblement, Québec se servait donc des sinistrés comme otages pour son opportunisme politique à l’encontre de toutes les normes internationales.

Les bénévoles qui ont osé défier le gouvernement et qui ont donné à manger aux sinistrés, sont toujours fichés par le Gouvernement du Québec.

Curieusement, 15 années plus tard, c’est le Tribunal qui traite ce même gouvernement d’employer des arguments hypocrites, déshonorants et indignes sur la question de droit ou d'un titre ancestral des Innus de Betsiamites tout comme l’était le dossier de la revendication territoriale, précurseur de la Crise d’Oka.


Radio-Canada, le lundi 11 juillet 2005

Il y a 15 ans éclatait la crise d'Oka


Le face-à-face entre le soldat Patrick Cloutier et le Warrior «Lasagne» défraiera les manchettes.
Le 11 juillet 1990 se déclenchait la « crise d'Oka », qui allait changer les relations entre blancs et autochtones du Québec.

Jusqu'au 26 septembre de cette même année, des autochtones de Kanesatake et de Kahnawake, au sud-ouest de Montréal, ont bloqué des routes pour protester contre l'agrandissement du golf d'Oka sur des terrains ancestraux revendiqués par les Mohawks.

La crise a notamment été marquée par l'intervention ratée de la Sûreté du Québec, qui voulait démanteler une barricade érigée par des Mohawks. L'opération s'est soldée par la mort du caporal Marcel Lemay.Extrait audio

Autres événements marquants de cette crise, l'arrivée de l'armée et le face-à-face entre le jeune soldat Patrick Cloutier et le Warrior Ronald Cross, surnommé « Lasagne ».


Le caporal Marcel Lemay
Au terme d'une enquête de 128 jours sur la mort du caporal Lemay, le coroner Guy Gilbert a blâmé les gouvernements pour leur inertie et la Sûreté du Québec pour avoir fait preuve de négligence en ordonnant à ses policiers d'intervenir à Oka.

Le plus fort de la crise a duré 78 jours, mais les relations très tendues entre Mohawks et blancs se sont poursuivies pendant des années.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, soutient que le gouvernement du Québec, comme celui du Canada, ont beaucoup appris de cette crise.

Mais, 15 ans plus tard, certains autochtones, comme la négociatrice officielle de l'époque Ellen Gabriel, attendent toujours des excuses d'Ottawa et de Québec.

Autopsie d'une crise

# 10 juillet:
la veille de l'affrontement, le maire d'Oka, Jean Ouellette, demande à la SQ de faire respecter une injonction ordonnant la levée des barricades mohawks sur la route 344, qui sont érigées pour faire respecter le territoire autochtone contre l'agrandissement du terrain de golf;

# 11 juillet:
une force de 100 agents de la SQ donne l'assaut. Au cours d'une fusillade nourrie, le caporal Marcel Lemay, 31 ans, est tué, et la police bat en retraite. Les Warriors de Kahnawake bloquent alors les routes d'accès au pont Mercier et menacent de le faire sauter. Le siège de Kanesatake sera maintenu pendant des semaines;

# 8 août:
le premier ministre du Canada, Brian Mulroney, nomme le juge Alan B. Gold comme médiateur et le charge d'obtenir un accord préalable à l'ouverture de véritables négociations. Le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, demande l'intervention de l'armée canadienne;

# 12 août:
Ottawa et Québec se rendent derrière la barricade principale d'Oka pour signer l'entente obtenue par le juge Gold. La signature a lieu devant des Warriors armés et masqués et en présence des caméras de la télévision. L'accord prévoit le libre accès des médicaments et des vivres, la liberté de mouvement des conseillers mohawks et la constitution d'une équipe internationale d'observateurs pour les négociations qui débuteront le 16 août;

# 8 août:
en après-midi, la SQ réprime violemment une manifestation de citoyens de Châteauguay rassemblés sur un pont qui enjambe la voie maritime du Saint-Laurent. En soirée, la première d'une série d'émeutes oppose policiers et citoyens blancs aux barricades de Châteauguay;

# 20 août:
craignant une attaque militaire, des Mohawks évacuent la réserve de Kahnawake en empruntant le pont Mercier. Des blancs en colère lapident un cortège de 75 voitures.

# 29 août:
l'armée et les Warriors s'entendent pour le démantèlement des barricades qui obstruent les routes d'accès au pont Mercier;

# 1er septembre:
l'armée progresse vers les positions mohawks et démolit les barricades de Kanesatake, pour cerner une trentaine de Warriors;

# 26 septembre:
les Mohawks évacuent subitement la zone barbelée. 

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