DOSSIER DE PRESSE DU LITIGE
Article du journal «Le Droit» du 2005-04-13 :Alliance autochtone: l'audition de la cause se poursuitLa juge Johanne Trudel, de la Cour supérieure, devra prévoir quelques jours supplémentaires si elle veut entendre toute la preuve et les arguments des procureurs dans le dossier de l'Alliance autochtone du Québec.
Les parties n'ont pas réussi à faire entendre toute leur preuve respective hier, si bien que le tribunal devra consacrer une autre journée à l'écoute des plaidoiries dans le différend qui oppose deux factions de l'alliance, l'une favorable au grand chef Guillaume Carle et l'autre qui exige sa destitution.
Article du journal «Le Droit» du 2005-04-12 :La division entre les membres de l'Alliance autochtone du Québec se fait voir à la courRégis Bouchard
C'est devant les tribunaux que se retrouvent les deux factions qui représentent les intérêts des autochtones du Québec qui demeurent à l'extérieur des réserves.
La juge Johanne Trudel, de la Cour supérieure, se retrouve ainsi invitée à statuer sur la lutte de pouvoirs qui a cours au sein même de l'Alliance autochtone du Québec, soit un groupe fidèle au Président et Grand chef Guillaume Carle et un autre proche de la corporation Waskahegen, une section de l'Alliance autochtone qui a tenté de limoger M. Carle et un autre directeur de l'organisme, Pierre Nolet.
Une soixantaine de supporteurs de M. Carle ont envahi la salle d'audience hier, pour démontrer leur appui à l'actuel Grand chef mais aussi dénonce ce qu'ils appellent les faussetés que véhiculeraient les partisans de Waskahegen.
Lors d'une précédente réunion du conseil d'administration de l'alliance, neuf des 11 directeurs ont voulu limoger le chef Carle mais ce dernier a pu résister au mouvement en obtenant une injonction stipulant que sa destitution ne peut être votée que par l'assemblée générale.
Selon les partisans de M. Carle dont Brian Danis, le chef des 4500 autochtones demeurant hors réserve dans la région de Maniwaki, les partisans de Waskahegen tentent de prendre le contrôle de l'alliance alors que leur mandat devait au départ se limiter à la question de la gestion des logements.
Le chef rappelle qu'à Maniwaki, on parle de 173 logements construits grâce à des subventions mais dont l'administration et la gestion échappent complètement à l'alliance au profit de la corporation Waskahegen. Cette dernière posséderait, selon les statistiques compilées par les partisans du chef Carle, des actifs de plus de 170 millions$ mais gèrerait le tout sans tenir compte des membres.
« Guillaume Carle a fait en 18 mois ce que l'Alliance et Waskahegen n'ont pu faire en plus de 30 ans, soit depuis sa création en 1972», explique Solange Sansoucy, qui parle d'une administration plus humaine, plus à l'écoute des membres.
On dénombre 26000 autochtones dont le domicile est situé à l'extérieur des réserves de la province. On les retrouve sur la Côte Nord, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Montréal, Sherbrooke, le Bas St-Laurent, l'Outaouais et l'Abitibi.
Les parties débattent, devant la juge Trudel, du bien-fondé de l'injonction.
Article du «Journal du Pontiac» du 2005-03-23 :Difficultés à l’Alliance autochtonepar L.Tessier
MANSFIELD : Dans un communiqué transmis à « Toutes les communautés de l’AAQ du Québec » le 11 mars 2005, les procureurs (Gagné, Letarte) de l’Alliance autochtone du Québec et de 9 de ses 11 directeurs faisaient état de procédures judiciaires actuellement en cours.
L’audition de la cause opposant 9 des 11 directeurs de l’AAQ à Messieurs Guillaume Carle et Pierre Nolet a été fixée aux 11 et 12 avril prochains par la juge Trudel lors d’une audience le 7 mars 2005.
Cependant, dans une ordonnance de sauvegarde, la juge Johanne Trudel : « Ordonne au Grand Chef de transmettre à l’avocat de la partie adverse copie de son agenda professionnel pour les prochains mois ».
« Ordonne au Grand Chef de ne faire aucune intervention auprès des communautés locales dans le but de mousser, directement ou indirectement, sa candidature en vue des prochaines élections ».
« Ordonne que d’ici jeudi, le 10 mars 2005, à 16 h 30, une date soit transmise à Me Waters afin d’accueillir les vérificateurs du Cap pour examiner les livres ».
« Ordonne, dans le même délai, que l’on mette à la disposition de Me Waters copies des états financiers du mois d’avril au moins de novembre 2004, qui sont disponibles. Toutes les ordonnances rendues visent également le co-demandeur, M. Pierre Nolet ».
Article du «Journal du Pontiac» du 2005-03-23 :Native Alliance seeks to unseat Grand ChiefR. Ledbetter
The directors of, and the lawyers for, the Native Alliance have sent a letter dated March 11 addressed to all the Communities of the Alliance to inform them as to the status of procedures now before the courts.
The directors had called a special meeting of the council of directors for February 26 at which time they expected Grand Chief Guillaume Carle to answer their accusations against him. If not satisfied with his answers, they apparently intended to remove Carle from his position. The day before this meeting was to be held, Grand Chief Carle sought and received an injunction from a Gatineau (Hull) judge, Johanne Trudel, to say any further movement on either side until a court is able to review the document on April 11 and 12.
The directors claim to be in possession of a letter addressed to them by the delegates who participated in the annual provincial assembly, which elected the Grand Chief in October 2003. They claim to have discovered that his educational references, i.e. university diplomas, “…are not worth the paper they are written on” (according to the letter). Some members of the delegation in their own names have deposited a demand before the Superior Court in Gatineau (Hull) (#550-17-001813-052) asking the court to annul the election on the grounds that Mr. Guillaume Carle had made false representations.
Another letter, said to be in the possession of the Alliance and purportedly from the administration of the Waskahegen Corporation, addressed to each director of the Alliance, contains allegations of improprieties committed by Mr. Carle; he is accused of attempted fraud by submitting an invoice from his company, Night Hawk Technologies for $56,937.38 under a program administered by the Waskahegen Corp for the members of the Native Alliance. The letter is purported to contain five other complaints.
The directors then go on to list nineteen complaints including misapprobation of public funds for personal use, unilaterally changing the logo and insignia, issuing contracts, failure to release financial statements or other operational documents such as minutes of meetings and so on.
The directors explain in their letter that they felt they had a legal obligation to act on these accusations and they therefore called upon Mr. Carle to appear on February 26 to make his explanations. The notice to appear sent by the council of provincial directors made it clear that if they were not satisfied with Mr. Carle’s explanation, they were prepared to suspend him from his duties.
In response, Mr. Carle and Mr. Pierre Nolet obtained a court order from Judge Pierre Isabelle of the Superior Court, which prohibited any meetings taking place for ten days. It was therefore not until March 7 that the directors were able to put their case before a court to contest this restraining order. Using the sworn testimony of more than 25 members of the Native Alliance, the directors asked to be allowed to proceed as they had wished to on February 26. They further requested that as Carle and Nolet have failed in their obligations to the Native Alliance – again according to the authors of the letter – they should be prohibited from any administrative duties for five years.
Considering the length of arguments and the lack of court time on March 7, Judge Trudel set April 11 and 12 to hear the whole affair. Until this date the judge has laid out a number of orders designed to maintain the status quo. Under these terms the directors are to take no further action to remove the Grand Chief, and all concerned in this matter must keep to themselves. The financial affairs of the National Alliance must be open for an audit, and financial statements and the minutes of meetings must be delivered. Mr. Carle and Mr. Nolet must keep the directors informed of their whereabouts. Apparently, these orders were contravened and therefore on March 11, Judge Sylvia Brenstein granted an injunction against Mr. Nolet to stop a general assembly of region a which he had called for March 11. The injunction also reaffirmed the intent to maintain the status quo until the court hearing on April 11-12.
Grand Chief Guillaume Carle has not returned the Pontiac Journal’s telephone calls. |